Maladies rénales

Insuffisance rénale

La prévalence de l’insuffisance rénale ne cesse d’augmenter. Elle touche entre 1.7 et 2.5 millions de personnes en France.

Les principales causes de néphropathies (maladies rénales) sont :
·    le diabète, l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires (comme première cause)
·    l’utilisation de médicaments toxiques pour les reins
·    les facteurs héréditaires (un membre de votre famille souffre de diabète, d'hypertension ou de maladie rénale).

Les signes et les symptômes des maladies rénales sont principalement :
·    uriner plus souvent que d'habitude, particulièrement la nuit
·    des brûlures lorsqu'on urine ou de la difficulté à uriner
·    l'enflure des mains et des pieds
·    des yeux boursouflés
·    des urines embrouillées ou contenant du sang
·    une grande quantité de mousse à la surface de l'urine
·    une douleur dans le dos juste en bas des côtes.

L'adoption de bonnes habitudes de vie contribue à prévenir les problèmes rénaux :
·    pratiquez une activité physique régulière
·    ayez de bonnes habitudes alimentaires
·    faites analyser votre taux de sucre dans le sang ; si vous êtes diabétique, il est très important de bien suivre les recommandations de votre médecin
·    faites vérifier régulièrement votre tension artérielle
·    essayez de maintenir votre tension artérielle en dessous de 14/9.

Lorsque des problèmes de fonctionnement des reins sont détectés rapidement, il est possible de prévenir l'apparition d'une maladie rénale ou d’en ralentir le développement. Par contre, presque toutes les maladies rénales chroniques évoluent vers la destruction du rein, quelle que soit la lésion initiale.

Les maladies rénales évoluent en 3 phases.

·    Pendant la première phase se constituent des lésions dans le rein, au niveau des glomérules, des vaisseaux, des tubules ou du tissu interstitiel. La néphropathie chronique entraîne une réduction progressive mais définitive du nombre d’unités fonctionnelles (néphrons) du ou des reins. C’est la phase du diagnostic et du traitement spécifique de la maladie rénale, qui a pour but de prévenir l’apparition de l’insuffisance rénale.

·    La deuxième phase correspond à l’insuffisance rénale chronique. Celle-ci correspond à une diminution permanente et irréversible du débit de filtration du rein (inférieur à 60 ml/min/1,73m2), depuis plus de 3 mois. L’heure du traitement spécifique de la maladie rénale est souvent passée, mais l’évolution de l’insuffisance rénale chronique peut être ralentie voire stabilisée, par un traitement médicamenteux et diététique.

·    La troisième phase correspond à l’insuffisance rénale chronique terminale. Le débit de filtration glomérulaire est alors inférieur à 15 ml/min/1,73m2.Elle nécessite une dialyse ou une transplantation rénale. 40% des patients qui débutent la dialyse présentent des signes de dénutrition. Et cette dénutrition constitue la première cause de maladie et de mortalité chez les patients dialysés.

En cas d’insuffisance rénale chronique, le traitement diététique sera généralement :

·    une consommation énergétique suffisante, pour éviter d’augmenter le catabolisme azoté (dégradation des protéines)
·    une restriction des apports en protéines, pour ne pas augmenter la filtration glomérulaire et léser les néphrons sains restants. Cette restriction en protéines dépend de la sévérité de l’insuffisance rénale
·    une diminution des apports en eau, d’autant plus que le stade de la maladie sera avancé
·    une diminution des apports en sodium, en prévention de l’hypertension artérielle
·    une diminution des apports en potassium. Supprimez les aliments très riches en potassium (cacao, chocolat, fruits et légumes secs, fruits oléagineux, fruits confits, banane, avocat, agrumes, olives, potages et bouillons, sirop des fruits en conserve, jus de fruits, café soluble, cidre, chicorée)
·    une supplémentation en calcium et en vitamines B1, B6, B9, PP et C.


Insuffisance rénale aiguë (IRA)

L’insuffisance rénale aiguë correspond à un arrêt brutal de la fonction excrétrice du rein. Elle peut évoluer vers la guérison ou vers une IRC.
Cette pathologie relève plus de la réanimation que de la diététique. Il faudra principalement juguler la dénutrition, ajuster les apports en eau et en protéines au jour le jour, lutter contre la déshydratation, contrôler les apports en potassium, supplémenter en vitamines...


Lithiases urinaires

Les lithiases urinaires, ou calculs rénaux, correspondent à la présence de concrétions, le plus souvent de calcium, d’oxalates ou d’acide urique, dans les voies excrétrices urinaires. Cette pathologie touche environ 3% de la population française, en majorité des hommes.

Les facteurs favorisant les lithiases sont :
·    une hypercalciurie (présence exagérée de calcium dans les urines), une hyperoxalurie (présence exagérée d’oxalates dans les urines), ou une hyperuricosurie (présence exagérée d’acide urique dans les urines)
·    une déshydratation
·    des anomalies anatomiques favorisant la stase des urines et donc les infections urinaires

La prévention des lithiases repose sur un réajustement des habitudes alimentaires :

buvez suffisamment et répartissez bien vos boissons sur l'ensemble des 24 heures
augmentez vos apports en calcium (dans des limites de 800 à 1000 mg/jour)
en cas de lithiase oxalique, évitez les aliments riches en oxalates (chocolat noir, cacao en poudre, blettes, cardes, rhubarbe cuite, épinards, betterave rouge, oseille)
en cas de lithiase urique, évitez les aliments riches en purines (abats, gibiers, charcuteries, anchois, saumon, sardines)
modérez vos apports en protéines animales (pas plus de 1g/Kg/j)
modérez votre consommation de sel. Ne resalez pas vos aliments dans votre assiette et évitez les aliments très salés (chips, charcuteries...)
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